vendredi 19 avril 2013

Profanes, Jeanne Benameur

Guillaume Seignac (1870-1924), Jeune fille au papillon
Le papillon posé sur le doigt,
ma fille.
Éphémères

Quatrième de couverture
Ancien chirurgien du cœur, il y a longtemps qu’Octave Lassalle ne sauve plus de vies. À quatre-vingt-dix ans, bien qu’il n’ait encore besoin de personne, Octave anticipe : il se compose une “équipe”. Comme autour d’une table d’opération – mais cette fois-ci, c’est sa propre peau qu’il sauve. Il organise le découpage de ses jours et de ses nuits en quatre temps, confiés à quatre “accompagnateurs” choisis avec soin. Chacun est porteur d’un élan de vie aussi fort que le sien, aussi fort retenu par des ombres et des blessures anciennes. Et chaque blessure est un écho.
  Dans le geste ambitieux d’ouvrir le temps, cette improbable communauté tissée d’invisibles liens autour d’indicibles pertes acquiert, dans l’être ensemble, l’élan qu’il faut pour continuer. Et dans le frottement de sa vie à d’autres vies, l’ex-docteur Lassalle va trouver un chemin.
  Jeanne Benameur bâtit un édifice à la vie à la mort, un roman qui affirme un engagement farouche.   Dans un monde où la complexité perd du terrain au bénéfice du manichéisme, elle investit l’inépuisable et passionnant territoire du doute. Contre une galopante toute-puissance du dogme, Profanes fait le choix déterminé de la seule foi qui vaille : celle de l’homme en l’homme.

Jeanne Benameur vit au bord de l’Atlantique et consacre l’essentiel de son temps à l’écriture. Elle est l’auteur de huit romans parmi lesquels : Les Demeurées (Denoël, 2000 et Folio).
   En 2008, elle rejoint Actes Sud avec Laver les ombres. En 2011, son roman Les Insurrections singulières rencontre un succès remarquable.

Portrait romano-égyptien du Fayoum: portrait 
de femme. (C) RMN Grand Palais / Gérard Blot
Extrait
Sur la photographie, c’est l’été. La lumière est là, dans l’escarpement des feuilles de l’arbre derrière les personnages. Elle ne voit d’abord que ça : la lumière. Chaque chose en est enveloppée. Et les deux visages. Si proches. Une chevelure légère qui prend tout le soleil. Le visage d’une jeune fille, derrière celui d’un homme. Elle, debout, est penchée en avant, les coudes posés sur ses épaules à lui. Lui est assis sur un banc de pierre. Hélène Avèle reconnait Octave Lassalle, il devait avoir la cinquantaine.
  Plus elle regarde les visages, plus ils se dérobent. Des taches, juste des taches dans la lumière si prégnante. Elle perd les traits, ne garde que le contour. Et cette lumière qui souligne et annihile tout. Comme si la réalité se perdait. Elle est devant une image. Une image. Pourquoi cette photographie déclenche-t-elle en elle cette sorte de vertige ?
  Elle entend la voix du vieil homme qui dit Le modèle, c’est elle. Et, dans une fraction de seconde, comme si elle avait elle-même appuyé sur le déclencheur de l’appareil, elle mesure l’immensité du contrat. Elle sent la photographie glisser sous ses doigts. Octave Lassalle l’a ramenée vers lui. Hélène se rend compte qu’elle a fermé les yeux.
  Il est reparti vers son bureau. Elle entend son pas difficile. Elle imagine le dos qui cherche à rester droit et ça la bouleverse.

  Quand il revient, il ne lui laisse pas le temps de dire quoi que ce soit. C'est lui qui prend la parole.
  Il lui parle longuement des portraits du Fayoum. Elle a déjà entendu parler de ces portraits retrouvés dans la région d'Égypte dont ils portent le nom? Octave Lassalle lui demande si elle en connaît l'existence, c'est tout.
  Il dit alors sa découverte de ses visages postés au bord de la mort, nus de tout désir d'être regardés par les vivants. Peints pour la tombe. Hélène l'écoute. Il dit qu'il avait vu ses premiers portraits du Fayoum au musée de Toronto. Qu'il y en a un peu partout dans les grands musées du monde mais que les premiers, c'était là, dans le pays de sa femme, qu'il les avait vus. Qu'ensuite il avait cherché les autres, dans d'autres pays, à chaque vacances et que sa femme trouvait ça morbide. Il parle comme pour lui-même, lentement. Il dit que c'était tout sauf morbide.
  "Vous comprenez, il se dégage de chacun de ces visages, peints pour personne, une solitude et une humanité sans fard. Profonde. Seule la mort peut «dévisager» un être de cette façon. Avec cette simplicité."

Une passion française. La collection Marlene et Spencer Hays, Musée d'Orsay

Louis Anquetin (1861-1932) Promenade, 1892 Huile sur toile, 91, 7 x 73,4 cm. © Droits réservés
 Une passion française. La collection Marlene et Spencer Hays
du 16 avril au 18 août 2013
Musée d'Orsay

Un couple d'amateurs d'art américains, amoureux de la culture française, a réuni pendant plusieurs décennies un ensemble exceptionnel d'œuvres du XIXe siècle et du début du XXe siècle.

Les liens d'amitié tissés entre les propriétaires et le président des musées d'Orsay et de l'Orangerie permettent aujourd'hui la présentation de cette collection.
Parmi celle-ci se trouve le septième panneau des Jardins publics d'Edouard Vuillard, dont le musée d'Orsay conserve déjà cinq des neufs panneaux, mais aussi des œuvres de Bonnard, de Ranson, de Roussel, ainsi que plusieurs peintures envoûtantes de Vuillard ou encore des panneaux décoratifs de Maurice Denis ainsi que deux chefs-d’œuvre symbolistes de Redon.

Les années 1860 et la période impressionniste sont bien représentées avec des œuvres signées Fantin-Latour, Tissot, Caillebotte, Berthe Morisot, Eva Gonzalès. Couvrant un large spectre de la création, la collection se clôt chronologiquement avec Derain, Matisse et Modigliani.
La plupart de ces œuvres retournent pour la première fois en France, dans leur pays de création. La venue de la collection au musée d'Orsay permettra non seulement de découvrir des œuvres majeures d'artistes universellement connus mais aussi des trésors plus secrets, témoins du goût sûr et indépendant de leurs propriétaires.

Odilon Redon La Fleur rouge ou Le Buisson rouge, vers 1903- 1905 Huile sur toile. © Droits réservés

Corot Camille L’Atelier de Corot (Jeune femme en robe rose, assise devant un chevalet 
et tenant une mandoline) 1860 Huile sur toile. © Droits réservés

Bonnard Pierre (1867-1947) Café dans le Bois, dit aussi Jardin de Paris 
1896 Huile sur toile, 49 x 33 cm © Droits réservés © ADAGP, Paris 2013

Bonnard Pierre L’Heure des bêtes : les chats ou Le Déjeuner des bêtes (La famille Terrasse)
1906 Huile sur toile © Droits réservés © ADAGP, Paris 2013

Pierre Bonnard  Paravent à trois feuilles avec grue, faisans et oiseaux, canards et papillons,1889 
© ADAGP, Paris - 2013

vendredi 5 avril 2013

Une belle est dans la forêt, Jean Lorrain

Ferdinand Leeke (1859 – 1923), Bacchante

Ecoutez tous, c’est un secret,
Une belle est dans la forêt.

Les uns l’ont vue à sa croisée
Au milieu du grand lierre obscur,
Qui grimpe le long de son mur,
C’est l’Aurore dans la rosée.

Ecoutez tous, c’est un secret,
Une belle est dans la forêt.
[…]

Jean Lorrain (1855-1906), L’ombre ardente

Fragile - Murano, chefs-d'œuvre de verre de la Renaissance au XXIe siècle, Musée Maillol

Petite amphore à deux anses en verre rouge - verre médicéen Fin XVIe - début XVIIe siècle, H22,0 cm
Collection particulière Giuseppe Maranghi.  Photo ©Delmagno
Murano, chefs-d'œuvre de verre de la Renaissance au XXIe siècle 
du 27 mars au 28 juillet 2013


Après Canaletto, le musée Maillol prolonge le séjour à Venise. C’est en 1453, que les verriers vénitiens développent une technique du verre qui permet un rendu de la matière fine et claire (cristallo) telle qu’on la connaît aujourd’hui. De chefs-d’œuvre en brevets, ils sont les acteurs et les témoins de six siècles d’histoire.

Deux cents œuvres sont présentées : de la coupe nuptiale en lattimo décorée d’émaux raffinés et miroirs audacieux du XVIe siècle, aux coupes gravées à la pointe de diamant du XVIIe, aux curieux meubles de verre et aux lustres fous des XVIIIe et XIXe siècles, à l’Art nouveau et aux objets du design, véritables signes sociaux de leur époque, jusqu’aux installations des grands artistes contemporains tels que Jean Arp, César, Jean-Michel Othoniel, Jan Fabre, Maria Grazia Rozin, Mona Hatoum  et d’autres.

Sous le haut patronage de la Ville de Venise, avec la participation des Surintendances des musées de Venise, Rome, Naples, Florence et Milan, du Victoria and Albert Museum de Londres, du National Museum et du Museum of Decorative Arts de Prague, du Stiftung Museum Kunstpalast de Düsseldorf, du Kunstsammlungen der Veste Coburg de Cobourg, du Musée des Arts Décoratifs Paris, du Musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris, du Petit Palais, des plus importantes collections particulières internationales et des artistes contemporains.

Calice au «Triomphe de la Justice » XVe siècle H22,0 cm ; L 13,5 cm Florence, Museo del Bargello/Istituti museali 
della Soprintendenza Speciale per il Polo Museale Fiorentino ©Su concessione del  Ministero per i Beni e le Attività Culturali

Fred Wilson «Iago’s mirror» 2009 H200,0 cm ; L 130,0 cm ; P 20,0 cm Produced by Berengo 
Studio and Venice Projects  ©Francesco Allegretto

Vittorio Zecchin Vase Libellule n°2, 1921 H14 cm Collection particulière ©DR

Javier Pérez «Carrona» 2011 Verre et corbeaux naturalisés H120,0 cm ; L 235,0 cm ; P 300,0 cm 
Produced by Berengo Studio and Venice Projects ©Francesco Allegretto

jeudi 4 avril 2013

Hôtel de Crillon, Vente aux enchères

Lot 30 - Trois reproductions encadrées : La parade du cheval, Le crépuscule, La ville fortifiée.
On y joint une aquarelle encadrée représentant un paysage antique (125/127)
Estimation: €150 - €200
Vente aux enchères du 18 au 22 avril 2013
Catalogue de la vente: ARTCURIAL

Mythique palace parisien, distingué par les guides internationaux, Le Crillon est l’un des plus beaux hôtels au monde. Hôtel de renommée internationale depuis 1909, cette demeure historique, bâtie en 1775 et acquise en 1788 par le Comte de Crillon, n’a cessé d’accueillir chefs d’état et stars du spectacle, du cinéma et de la mode.
Emblème de l’art de vivre à la française, Le Crillon a confié la vente du mobilier, des éléments de décoration intérieure et d’une sélection de ses grands vins et spiritueux à Artcurial | Briest - Poulain - F. Tajan, première maison française de ventes aux enchères.
Cinq jours d’exposition (du 12 au 16 avril 2013) et cinq jours de vente (18, 19, 20, 21 et 22 avril 2013), conduite sous les marteaux de François Tajan et Stéphane Aubert, auront lieu au sein même du prestigieux hôtel.
L’exposition publique se tiendra dans l’ensemble des salons et pièces de réceptions ainsi que dans certaines suites et chambres.
Mobilier, luminaires, orfèvrerie, porcelaine, tapisseries, passementeries…
Tous les arts décoratifs seront représentés. Les pièces vendues porteront l’estampille « Hôtel de Crillon ».
Certaines pièces customisées par des couturiers et des artistes français 
seront vendues au profit d'associations caritatives.

Hôtel de Crillon, 10 Place de la Concorde Paris 8ème

dimanche 31 mars 2013

Joyeuses Pâques!

Pierre Hermé, Oeuf  Galest, Pâques 2013
Je vous souhaite de joyeuses Pâques
et un excellent week-end !

samedi 9 mars 2013

Bon week-end...

Lionel-Noël Royer (1852–1926), Femme au tambourin
« Point de musique véritable qui ne nous fasse palper le temps. »
E.M Cioran 

Suzanne Drouet-Réveillaud (1885-1970), Voyage au Maroc

Suzanne Drouet-Reveillaud (1885-1970),  Fillette à sa fenêtre

Au balcon, Mellah de Fez

La cueillette des oranges dans l'orangeraie du Riad Ben Sliman à Fez

Patio marocain

Moussem de Molay Driss

Souk sur la place du Mellah Fez

Petite porte
Née à Paris en 1885 et élevée dans un milieu d'artistes (petite fille du sculpteur Charles Cordier), Suzanne Drouet-Réveillaud fait partie des premières générations de jeunes filles autorisées à suivre l'enseignement de l'école des Beaux-Arts de Paris, dans l'atelier de Ferdinand Humbert (1908-1913).

Admise au concours du professorat de dessin de la ville de Paris, elle se consacre pendant la Grande Guerre au soin des blessés, tout en consignant par ses dessins cette expérience. Les œuvres qu'elle expose au Salon national de 1919 lui valent d'obtenir une bourse de voyage en Tunisie. Une nouvelle bourse de la Société coloniale des artistes français lui permet de partir pour le Maroc, où l'accueille son ancienne camarade d'atelier, le peintre et écrivain Aline de Lens (1881-1925), installée à Fez avec son mari, l'avocat André Réveillaud (1887-1926). Aline, minée par un cancer, s'éteint doucement tandis qu'André et Suzanne reconnaissent l'amour mutuel qu'ils éprouvent. Leur mariage à la mort d'Aline de Lens ne durera que quelques mois, André mourant brutalement des suites d'un accident automobile.

Malgré de nouveaux voyages, le Maroc reste pour elle la principale source d'inspiration de son art. Elle y séjourne régulièrement et rend visite à sa cousine Denis Masson, installée à Marrakech depuis 1930, et depuis 1938 propriétaire d'un riad dans le Derb Zemrane. Biographie

Nuit européenne des musées 2013


La 9ème édition de la Nuit européenne des musées 
aura lieu samedi 18 mai 2013 en France et dans toute l’Europe

Voir et revoir les plus grandes collections comme les plus insolites, dialoguer avec les chefs-d’œuvre classiques comme contemporains, découvrir les musées autrement et approcher l’art sans contraintes… autant de perspectives offertes à tous les publics par cette nuit des possibles.

De Moscou à Madrid, de Londres à Istanbul, de Marseille à Bucarest, cette grande fête sera vécue en même temps par des millions d’Européens rapprochés par leur soif de découvertes. Parmi eux, sont attendus environ 30% de jeunes dont l’intérêt pour la manifestation se réaffirme chaque année.

Soirées thématiques, visites inattendues, son et lumières, concerts, projections, spectacles, circuits, etc. jalonneront cette nuit où les musées participants seront accessibles gratuitement aux visiteurs.

Enfin, la manifestation résolument tournée vers le numérique, se vivra aussi sur la toile dans une dynamique de partage. Les internautes pourront échanger coups de cœur et idées pratiques sur les réseaux sociaux, retrouver le programme complet de l’événement et accéder à toutes les informations utiles sur le portail Internet de la Nuit européenne des musées. www.nuitdesmusees.culture.fr

vendredi 8 mars 2013

Simone de Beauvoir, Le roman d'une vie de femme


« On ne naît pas femme : on le devient. » Simone de Beauvoir

L'ange du bizarre. Le romantisme noir de Goya à Max Ernst, Musée d’Orsay

Carlos Schwabe (1866-1926) La Mort et le fossoyeur Aquarelle, gouache, mine de plomb, 76 x 56 cm
Paris, musée d’Orsay, RF 40162 © RMN (Musée d’Orsay) / Jean-Gilles Berizzi
L'ange du bizarre. Le romantisme noir de Goya à Max Ernst
du 5 mars au 9 juin 2013

Dans les années 1930, l'écrivain et historien d'art italien Mario Praz (1896-1982) a mis en valeur pour la première fois le versant noir du romantisme, désignant ainsi un vaste pan de la création artistique qui, à partir des années 1760-1770, exploite la part d'ombre, d'excès et d'irrationnel qui se dissimule derrière l'apparent triomphe des lumières de la Raison.

Cet univers se construit à la fin du XVIIIe siècle en Angleterre dans les romans gothiques, littérature qui séduit le public par son goût du mystère et du macabre. Les arts plastiques emboîtent rapidement le pas : les univers terribles ou grotesques de nombreux peintres, graveurs et sculpteurs de toute l'Europe rivalisent avec ceux des écrivains : Goya et Géricault nous confrontent aux atrocités absurdes des guerres et naufrages de leur temps, Füssli et Delacroix donnent corps aux spectres, sorcières et démons de Milton, Shakespeare et Goethe, tandis que C.D. Friedrich et Carl Blechen projettent le public dans des paysages énigmatiques et funèbres, à l'image de sa destinée.

A partir des années 1880, constatant la vanité et l'ambiguïté de la notion de progrès, maints artistes reprennent l'héritage du romantisme noir en se tournant vers l'occulte, en ranimant les mythes et en exploitant les découvertes sur le rêve, pour confronter l'homme à ses terreurs et à ses contradictions : la sauvagerie et la perversité cachée en tout être humain, le risque de dégénérescence collective, l'étrangeté angoissante du quotidien révélée par les contes fantastiques de Poe ou de Barbey d'Aurévilly. En pleine seconde révolution industrielle ressurgissent ainsi les hordes de sorcières, squelettes ricanant, démons informes, Satans lubriques, magiciennes fatales… qui traduisent un désenchantement provocant et festif envers le présent.

Lorsqu'au lendemain de la Première guerre mondiale, les surréalistes font de l'inconscient, du rêve et de l'ivresse les fondements de la création artistique, ils parachèvent le triomphe de l'imaginaire sur le principe de réalité, et ainsi, l'esprit même du romantisme noir. Au même moment, le cinéma s'empare de Frankenstein, de Faust et des autres chefs-d’œuvre du romantisme noir qui s'installe définitivement dans l'imaginaire collectif.

Prenant la suite d'une première étape de l'exposition au Städel Museum de Francfort, le musée d'Orsay propose de découvrir les multiples déclinaisons du romantisme noir, de Goya et Füssli jusqu'à Max Ernst et aux films expressionnistes des années 1920, à travers une sélection de 200 œuvres comprenant peinture, arts graphiques, sculpture et œuvres cinématographiques.

Adolphe William Bouguereau (1825-1905) Dante et Virgile aux Enfers, 1850 Huile sur toile, 281 x 225 cm 
Paris, musée d’Orsay, RF 2010 8 © Musée d’Orsay, dist. RMN / Patrice Schmidt

Paul Ranson (1861-1909) La Sorcière au chat noir, 1893 Huile sur toile, 90 x 72 cm
Paris, musée d’Orsay, RF 2012 6 © Musée d’Orsay, dist. RMN / Patrice Schmidt

Lucien Levy-Dhurmer (1865-1953) Méduse, dit aussi La Vague furieuse, 1897 Pastel et fusain sur papier, 59 x 40 cm
 Paris, musée d’Orsay, RF 35502 © RMN (Musée d’Orsay) / Hervé Lewandowski

Arnold Böcklin (1827-1901) Bouclier avec le visage de Méduse, 1897 Papier mâché peint et doré, diamètre 6 cm
 Paris, musée d'Orsay, S RF 2007 12 © RMN (Musée d’Orsay) / Hervé Lewandowski

jeudi 21 février 2013

Myriam, ma princesse!

Myriam, ma princesse!
Juste pour le plaisir de partager avec vous ce sourire délicieux qui fait ma joie, mon bonheur!

Chagall, Entre guerre et paix, Musée du Luxembourg

Marc CHAGALL Le Paysage bleu 1949 Gouache sur papier, 77 x 56 cm Wuppertal, Von der Heydt Museum
© ADAGP, Paris 2013 / CHAGALL ® © Medienzentrum, Antje Zeis - Loi / Von der Heydt - Museum Wuppertal
Chagall, Entre guerre et paix
du 21 février au 21 juillet 2013

 Chagall meurt en 1985, presque centenaire. Il a traversé le XXe siècle, connu une révolution, deux guerres et l’exil. Autant d’expériences qui sont venues renouveler son approche artistique, se conjuguant aux grands thèmes fondateurs qu’il revisite inlassablement : sa ville natale de Vitebsk, la tradition juive, la Bible, le couple, la famille et le cirque.

Le XXe siècle a, pour une large part, refoulé l’allégorie et le narratif dans les œuvres d’art. Et c’est parce que Chagall a su s’affranchir des règles et des codes – voire des diktats – de la pensée moderniste tout en s’en nourrissant, qu’il a pu rester figuratif et témoigner de son temps. Il emprunte aux mouvements d’avant-garde (cubisme, suprématisme, surréalisme) quelques-unes de leurs formes, semble parfois s’en rapprocher, mais demeure toujours indépendant.

Réunissant une centaine d’œuvres, l’exposition met en lumière la singularité avec laquelle Chagall aborde les représentations de guerre et celles de paix.

Commençant avec la déclaration de la Première Guerre mondiale, elle s’attache à illustrer les moments-clés de la vie et de l’œuvre de Chagall, de la Russie en temps de guerre à l’après-guerre dans le sud de la France.

A Vitebsk, pendant la première guerre, Chagall rend compte d’une réalité brute, les mouvements de troupes, les soldats blessés, les populations juives chassées de leurs villages ; il s’attache aussi à représenter l’environnement de son enfance, dont il semble pressentir la disparition, et son bonheur conjugal.

En 1922, Chagall quitte définitivement la Russie et s’installe à Paris l’année suivante. Il se consacre à l’illustration de différents livres, dont la Bible. Son séjour est également marqué par des peintures oniriques où figurent des personnages hybrides caractéristiques de l’imaginaire chagallien, et par de nombreuses images du couple, motif central dans son œuvre.

Devant la montée du nazisme, Chagall est contraint de quitter la France. Exilé aux Etats-Unis, il continue de témoigner des ravages de la guerre. Les actes de barbarie qui dévastent l’Europe et sa patrie se mélangent aux souvenirs des pogroms et le thème de la Crucifixion, symbole universel de la souffrance humaine, s’impose à lui. Son œuvre reflète également sa volonté de retrouver l’essentiel, ses racines et son bonheur familial, endeuillé par la disparition de Bella en 1944.

L’installation de Chagall à Vence après la guerre entraîne une modification notable de sa façon de peindre, comme des thèmes abordés. Si certaines peintures restent empreintes d’une tonalité sombre, il s’efforce de sublimer le passé et parvient peu à peu à une plus grande liberté. Avec le temps qui passe, les couleurs des paysages méditerranéens envahissent progressivement ses œuvres. Cette sérénité est à son apogée dans La Danse, véritable hymne à la joie qui reprend une nouvelle fois les principales figures de l’univers chagallien.

La curiosité de Chagall pour l’art de son temps et la liberté qu’il s’est toujours donnée lui ont permis de construire un univers pictural profondément singulier - reflet autant du monde contemporain que de ses propres émotions.

Marc CHAGALL Obsession 1943 Huile sur toile, 76 x 107,5 cm Paris, Centre Georges Pompidou,
 Musée national d’Art moderne / Centre de création industrielle, dation en 1988 En dépôt au Musée des Beaux-Arts de Nantes
© ADAGP, Paris 2013 / CHAGALL ® © Centre Pompidou, MNAM-CCI, Dist. RMN / Philippe Migeat

Marc CHAGALL Les amoureux en vert 1916-1917 Huile sur toile, 69,7 x 49,5 cm Paris,
 Centre Georges Pompidou, Musée national d’Art moderne / Centre de création industrielle,
 dation en 1988 En dépôt au Musée national Marc © ADAGP, Paris 2013 / CHAGALL ® © RMN / Gérard Blot

Marc CHAGALL Cheval Rouge 1938-1944 Huile sur toile, 114 x 103 cm Paris, 
Centre Georges Pompidou, Musée national d’Art moderne / Centre de création industrielle, dation en 1988 
En dépôt au musée des Beaux-Arts de Nantes © ADAGP, Paris 2013 / CHAGALL ® © RMN-Grand Palais / Gérard Blot

Marc CHAGALL Le Rêve 1927 Huile sur toile, 81 x 100 cm Paris, Musée d’Art moderne de la ville de Paris
 © RMN / Agence Bulloz © ADAGP, Paris 2013 / CHAGALL ®

Marc CHAGALL Homme-coq au-dessus de Vitebsk huile sur carton 49 x 64,5 cm, 1925 collection privée 
© ADAGP, Paris 2013 / CHAGALL ® © collection privée


jeudi 14 février 2013

Amours, François Boucher

François Boucher ( 1703-1770), Venus and putti

François Boucher (1703-1770), L'Amour moissonneur

Boucher François (1703-1770), Le sommeil des amours
(C) RMN-Grand Palais (musée du Louvre) / René-Gabriel Ojéda

Boucher François (1703-1770) (Attribué à), Amours dans les nuages
(C) RMN-Grand Palais / Gérard Blot

Boucher François (1703-1770), La cible d'Amour
(C) RMN-Grand Palais (musée du Louvre) / Gérard Blot

jeudi 7 février 2013

Mascarade

Louis Icart (1888- 1950), Casanova ( Masquerade )
« Il n'y a pas de femme au monde qui puisse résister aux soins assidus et à toutes les attentions 
d'un homme qui veut la rendre amoureuse.  » 
Giacomo Casanova
«Trois opérations : Voir, opération de l’œil. Observer, opération de l’esprit. Contempler, opération de l’âme. Quiconque arrive à cette troisième opération entre dans le domaine de l’art.» Emile Bernard