mercredi 13 janvier 2016

Les femmes d'Alger dans leur appartement, Eugène Delacroix

Eugène Delacroix (1798-1863), Femmes d'Alger dans leur appartement. © 2007 Musée du Louvre  Angèle Dequier

C'est beau ! C'est comme au temps d'Homère !
Le 11 janvier 1832, deux ans après la prise d'Alger, Delacroix, déjà célèbre pour la Barque de DanteLa mort de Sardanapale et La Liberté guidant le peuple, part pour le Maroc. Il accompagne Charles de Mornay chef de la mission envoyée par Louis-Philippe auprès de Moulay Abderrahmane. Le soutien du sultan à la résistance algérienne risquait de gêner la poursuite de la conquête de l'ouest par l'armée française. Au retour ils font escale à Alger. Aidé par l'ingénieur du port Poirel, selon Philippe Burty qui s'appuie sur les témoignages de Mornay et de Charles Cournault, Delacroix aurait réalisé son désir de pénétrer un harem musulman. Ce terme désigne la composante féminine de la famille dont l'accès, sauf accord ou intrusion, n'est pas toléré pour tout homme, y compris les proches, susceptible d'avoir des relations intimes avec elle. L'impasse sur les enfants qu'il a vus et sur le statut et l'état civil des personnages retenus, entretient l'ambiguïté.
Après une longue élaboration, il ne garde des femmes dessinées sur place que deux : Mouney Bensultane qui a posé deux fois dans des attitudes différentes, pour la figure voluptueusement accoudée à l'angle gauche face au spectateur et pour celle qui, assise en tailleur au centre, tourne le visage de trois-quart et converse sereinement avec sa  compagne de droite, Zera Bensultane. Le mystère plane sur ces femmes, soeurs, cousines ou épouses d'un même homme.
Sont-elles musulmanes? Leur nom arabe ne suffit pas pour l'affirmer. Le serouel que les juives n'ont pas vraiment adopté serait un argument plus valable ainsi que la formule cursive "Mohamed rassoul Allah" hâtivement inscrite sur le panneau chantourné en faïence bleu et blanc, mais n'est-ce pas un accessoire rapporté ? Dans Intérieur d'Alger, aquarelle du Louvre, sur le renforcement du mur à droite du miroir, il y a une vague esquisse desSandales du prophète, icône hagiographique et populaire, fréquente chez les notables musulmans mais a-t-elle un lien direct à sa visite ? Musée du Louvre



Merci, un très grand merci à Dsata !
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mercredi 6 janvier 2016

Les Rois mages

Gustave Moreau, Etude en rapport avec Les Rois mages. (c) RMN-Grand Palais,  René-Gabriel Ojéda
 Guidés par une étoile, ils arrivèrent d'Orient
chargés d'or, de myrrhe et d’encens !  
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jeudi 31 décembre 2015

Bonne et heureuse année !

René Gruau (1909-2004), Paris. Pour Vogue

Je vous souhaite une très bonne et heureuse année 2016 !
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mercredi 23 décembre 2015

Joyeux Noël !

Marcel Rieder (1862-1942), Décoration du sapin de Noël
Je vous souhaite un joyeux Noël et de très belles fêtes de fin d'année !

mercredi 11 novembre 2015

Tous mécènes de l'Amour

 Jacques Saly (1717-1776), L’Amour essayant une de ses flèches

Jacques Saly (1717-1776)
L’Amour essayant une de ses flèches
Un chef-d’œuvre de la sculpture française
 Figure éminente du XVIIIe siècle, favorite puis fidèle amie du roi Louis XV, la marquise de Pompadour commanda en 1752 une œuvre spectaculaire au sculpteur français Jacques Saly. Exceptionnel par la délicatesse de sa composition et la virtuosité de son travail du marbre, L’Amour essayant une de ses flèches est considéré comme une merveille de la sculpture française mais aussi comme le chef-d’œuvre de l’artiste.

 La redécouverte de cette œuvre éblouissante, conservée en mains privées depuis plus de deux siècles et classée Trésor national, constitue une occasion unique de révéler au grand public l’éclat incomparable de la collection de sculptures de la marquise de Pompadour ainsi complétée. Son acquisition permettrait de présenter une œuvre majeure de l’art français dans les collections nationales et de rendre toute sa place à un artiste brillant, célébré en son temps comme l’égal des plus grands.

 Cette acquisition majeure bénéficie d’ores et déjà du soutien de la Société des Amis du Louvre qui contribue pour moitié au montant total de cette acquisition. Pour permettre à cette œuvre exceptionnelle de rejoindre les collections nationales, le musée du Louvre sollicite la générosité de tous afin de réunir au minimum 600 000 € avant le 14 février 2016.

Bicentenaire de la naissance de Thomas Couture

Thomas Couture (1815-1879), Tête de femme au ruban bleu, vers 1873 (musée d'Orsay)
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Bicentenaire de la naissance du peintre Thomas Couture au Musée de la vie Romantique, Paris
Six musées, à Paris et en région Picardie, s’associent pour honorer Thomas Couture du 12 octobre 2015 au 6 mars 2016 à travers de nombreux accrochages, expositions et conférences illustrant les multiples facettes de ce peintre, romantique malgré lui.

 Né le 21 décembre 1815 à Senlis, Thomas Couture, dont nous célébrons cette année le bicentenaire, est un artiste marquant du XIXe siècle. Souvent plus reconnu comme ayant été le maître de Manet, il a néanmoins joué un rôle essentiel dans l’histoire de la peinture moderne, comme en témoigne l’accrochage des Romains de la décadence, l’oeuvre qui lui apporta la célébrité, au centre de la nef du musée d’Orsay.

 Même si sa carrière se déroula essentiellement à Paris, le peintre resta très attaché à Senlis où il passa son enfance jusqu’à ses dix ans et revint régulièrement. Comme une sorte d’écho, sa présence en Picardie demeure aujourd’hui significative. En effet sur un corpus d’un peu plus de 500 peintures, 82 sont conservées dans des musées à Beauvais, Compiègne ou Senlis, soit la moitié des toiles de cet artiste dans les collections publiques françaises.

 Le visiteur peut ainsi en une journée et quelques kilomètres, avoir une vision complète de son oeuvre, tout d’abord avec deux de ses compositions majeures, L’Enrôlement des volontaires de 1792 (MUDO) et Le Baptême du prince impérial (Palais de Compiègne). Mais il peut également découvrir les multiples facettes d’un artiste accompli, reconnu pour la maitrise de ses portraits mondains ou plus intimes, pour les facéties de ses Arlequinades ou pour son regard acerbe et parfois désabusé sur le monde de son temps, comme dans Le Roi de l’époque (Palais de Compiègne) ou La Noblesse (Senlis).


Head of women

Young beauty

Female Head

Young Italian Girl

A Girl's Head

Portrait of a Girl

A Widow

Portrait of a Lady

Little Bather

L’impératrice Eugénie à genoux étude pour Le Baptême du prince impérial

Vente de la Bibliothèque de Pierre Bergé


Pierre Bergé & Associés en association avec Sotheby’s
vente le 11 décembre 2015

 À partir de décembre 2015, Pierre Bergé & Associés, en association avec Sotheby’s, proposera aux enchères la bibliothèque personnelle de Pierre Bergé. La bibliothèque de Pierre Bergé représente l’aboutissement d’une aventure personnelle et professionnelle entamée il y a près de soixante-dix ans quand le jeune provincial fou de littérature débutait à Paris comme courtier en livres anciens ; une vie jalonnée de compagnonnages littéraires et artistiques inaugurée avec Pierre Mac Orlan, Jean Cocteau, Jean Giono ou Bernard Buffet, avant la rencontre décisive avec Yves Saint Laurent. Le couple qu’ils formèrent devait révolutionner le monde de la Haute Couture et imposer une liberté et un style de vie. Cet itinéraire singulier s’est continûment nourri de lectures.

Rassemblant quelques 1600 livres, partitions musicales et manuscrits précieux du XVe au XXe siècle, cette collection fera l’objet d’une exposition itinérante d’une centaine de pièces à Monaco, New York, Hong Kong et Londres au cours de l’été et de l’automne 2015. Le 11 décembre, la première partie sera vendue à Paris à l’Hôtel Drouot, sous le marteau d’Antoine Godeau. Cette première vente offrira un florilège d’une soixantaine de pièces d’intérêt littéraire couvrant six siècles, depuis l’édition princeps des Confessions de saint Augustin, imprimée à Strasbourg vers 1470, jusqu’au Scrap Book 3 de William Burroughs, paru en 1979.

On parlera d'un goût Bergé, comme on parle d'un goût Noailles”, dit un jour Yves Saint Laurent. Si la dispersion des collections d'œuvres d'art et de mobilier en 2009 confirma la prédiction du couturier, la bibliothèque en apporte une nouvelle preuve, plus intime. Ce goût s'incarne d'abord dans le choix, à rebours de l'esprit d'accumulation ; un choix assuré par un œil, une passion de lectures, des fidélités et une prédilection pour les objets vivants, marqués par leurs provenances et les empreintes de leurs histoires particulières. C'est aussi une “bibliothèque-monde”, sans distinction de cultures, ouverte aux œuvres internationales le plus souvent dans leurs langues originelles.

Les ventes thématiques qui suivront en 2016 et 2017 proposeront également des ouvrages littéraires, cœur de la collection, mais aussi des livres de botanique et sur l’art des jardins, la musique ou les grands débats philosophiques et politiques.

L'exposition prévue le 19 novembre prochain à Bruxelles a été annulée.

Louise Labé
Evvres de LovÏze Labé Lionnoize Lyon 1555
Rare édition originale. L'un des merles blancs de toute collection de livres.
 Superbe exemplaire dans sa première reliure en vélin souple.
Estimation: 300 000 - 400 000 €

Miguel de Cervantes
El Ingenioso hidalgo Don Quixote de la Mancha Lisboa 1605
Troisième édition de toute rareté, imprimée en espagnol à Lisbonne. 
Publiée la même année que l'édition originale madrilène.
Estimation: 150 000 - 180 000 €

William Shakespeare
Comedies, Histories, and Tragedies London 1664
Cette "Third Folio" est d'autant plus rare que nombre d'exemplaires 
ont été détruits dans l'incendie de Londres en 1666.
Estimation: 200 000 - 300 000 €

Marquis de Sade
Les Journées de Florbelle ou la nature dévoilée [Charenton] 1807
Extraordinaire manuscrit autographe : le seul fragment du dernier roman érotique 
du marquis de sade qui ait échappé à l'autodafé exigé par la police.
Estimation: 300 000 - 400 000 €

Germaine de Staël
Considérations sur les principaux événemens de la Révolution françoise Paris 1818
Edition originale, annotée par Stendhal au crayon et à la plume.
 Le plus précieux des livres annotés pars Stendhal encore en mains privées.
Estimation: 300 000 - 400 000 €


Conversation Pierre Bergé et Laure Adler

Conversation Pierre Bergé et Umberto Eco

lundi 19 octobre 2015

Écrits d'Amour - Des troubadours à Patti Smith, Dominique Marny


Quatrième de couverture

 « Elle posa son bras sur l'épaule de Tristan ;
des larmes éteignirent le rayon de ses yeux,
ses lèvres tremblèrent. Il répéta :
 - Amie, qu'est-ce donc qui vous tourmente ?
Elle répondit :
- L'amour de vous.
Alors il posa ses lèvres sur les siennes. »

Tristan et Iseult, Joseph Bédier

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 L'amour, qui occupe tant nos esprits, a fait battre le cœur des poètes, des philosophes et des écrivains... En prose ou en vers, dans l'intimité d'une correspondance, au cœur d'un roman ou sur une scène de théâtre, le cycle amoureux n'a de cesse de naître, de se cristalliser, de s'épanouir... et parfois de s'évanouir. Des troubadours à Hugo ou Musset, de Mme de Lafayette à Laclos et Genet, de Tolstoï à Margueritte Yourcenar, de Cocteau à Neruda ou encore Patti Smith, découvrons cette « aventure sans carte et sans compas où seule la prudence égare » (Romain Gary).

Depuis plusieurs années, Dominique Marny travaille sur la thématique du sentiment amoureux. Pour le Palais Lumière à Évian, elle a été commissaire de l'exposition « L'art d'Aimer »  (2012) et a publié, entre autres, deux albums sur le sujet : L'Art d'aimer (Textuel, 2012) et Je n'ai rien d'autre à te dire que je t'aime (Textuel, 2013).

Extrait

 D'un amour défunt, l'auteur bâtit un temple où il fait bon se réfugier. Elle en convoque le souvenir lumineux, plus vivant et solide que l'amour lui-même, au-delà de la blessure de la rupture. Grande figure du romantisme, autodidacte et poétesse instinctive, Marceline Desbordes-Valmore est considérée par Verlaine comme la seule femme de génie et de talent de son siècle.

Natale Schiavoni - L'Odalisque, Huile sur toile, 1845, 
Trieste, Museo Civico Revoltella
Élégies
     "Toi qui m'as tout repris" (1830)
Marceline Desbordes-Valmore

     ___________

Toi qui m'as tout repris jusqu'au bonheur d'attendre,
Tu m'as laissé pourtant l'aliment d'un cœur tendre,
L'amour ! Et ma mémoire où se nourrit l'amour.
Je lui dois le passé ; c'est presque ton retour !
C'est là que tu m'entends, c'est là que je t'adore,
C'est là que sans fierté je me révèle encore.
Ma vie est dans ce rêve où tu ne fuis jamais ;
Il a ta voix, ta voix ! Tu sais si je l'aimais !
C'est là que je te plains ; car plus d'une blessure,
Plus d'une gloire éteinte a troublé, j'en suis sûre,
Ton cœur si généreux pour d'autres que pour moi :
Je t'ai senti gémir ; je pleurais avec toi !

African Spirit Une collection parisienne

14 - Jacques Majorelle 1886 - 1962 Mère et enfant d'Afrique Noire
Estimation: 350000  - 550000 €

African Spirit 
Une collection parisienne
Vente le 9 novembre 2015 à 19 heure

Paris - L'Afrique est au cœur de cette collection parisienne qui rassemble plus de trente œuvres sur le thème, constituant la plus importante vacation consacrée à l'Africanisme depuis 20 ans. Elle renferme notamment 11 tableaux signés Jacques Majorelle, ainsi qu'un ensemble d'œuvres d'artistes belges du mouvement. La collection est estimée 1,8 M€ / 2 M$, et fera l'objet d'une présentation en avant-première à Paris en septembre, puis à Bruxelles et à Marrakech fin octobre, avant sa dispersion le 9 novembre 2015.

« C'est le choix d'un amoureux de l'Afrique et surtout d'un précurseur. Cette collection est exceptionnelle par sa qualité et son esthétisme.» commente Olivier Berman, directeur du département Orientaliste d'Artcurial, dont le département détient 20 records mondiaux depuis 2008.

JACQUES MAJORELLE ET L'AFRIQUE NOIRE
Cette collection, réunie durant 25 ans, comprend notamment 11 œuvres de Jacques Majorelle (1886-1962). Plusieurs sont des tableaux majeurs de l'artiste, dont le record mondial est détenu par Artcurial. Son œuvre, La Kasbah rouge (Freija), notamment, a réalisé un record en réalisant un résultat de 1 315 818 € / 1 926 150 $ le 9 juin 2011.

A partir des années 1930, Jacques Majorelle peint des nus noirs, fasciné par la beauté et la sensualité de ces femmes qu'il fait poser dans la végétation luxuriante de son jardin. Il multiplie ses expériences sur la couleur et poursuit ses recherches d'application de poudre d'or et d'argent. De novembre 1945 à 1952, il multiplie les séjours en Afrique Noire à la recherche des origines de ses modèles. Du Soudant à la Guinée, en passant par le Sénégal et la Côte d'Ivoire, ses voyages successifs le mèneront de plus en plus loin : foules bigarrées, scènes de marché, portrait de femmes, témoigneront de la vie de tout un peuple.

Cette maternité (circa 1940), chef d'œuvre de sa période africaniste, provenant des grands amateurs Barry Friedman et Félix Marcilhac, est estimée 350 000 - 550 000 € / 395 000 - 620 000 $. Une grande scène de marché située à Macenta en Guinée et datée 1952, est estimée 200 000 - 300 000 € / 225 000 - 340 000 $  de même que cette vue d'Aït Ben Addou, pièce maitresse de la fameuse série des « Casbahs de l'atlas », rehaussée d'or et d'argent et datée de 1929.

LES ARTISTES DE L'AFRICANISME
Un chapitre de la collection est consacré aux artistes belges avec notamment un chef d'œuvre du peintre Floris Jaspers (1889-1965), cette oeuvre iconique de l'africanisme répertoriée dans de nombreux ouvrages (photo ci-dessous). Arsène Matton (1873-1953) et André Hallet (1890-1959) figurent parmi les artistes belges représentés.

Trois sculptures d'Anna Quinquaud (1890-1984), l'artiste sculpteur africaniste le plus coté sur le marché (voir résultats collection Félix Marcilhac) sont estimées entre 12 000 et 40 000 € (13 500 - 45 000 $). Deux belles œuvres d'Alexandre Iacovleff, une huile sur toile de Roger Bezombes complètent cette collection.

6 - Alexandre Iacovleff 1887 - 1938 Homme au turban, 1924
Estimation: 50000  - 70000 €

7 - Henri Pontoy 1888 - 1968 Au bord de l'oued
Estimation: 20000  - 30000 €

9 - Jacques Majorelle 1886 - 1962 Le souk des Djellabahs, Marrakech, Circa 1920
Estimation: 40000  - 60000 €

10 - Jacques Majorelle 1886 - 1962 Aït Ben Addou, 
Vallée de l'oued Mellah, Grand Atlas, La Séguia, 1929
Estimation: 200000  - 300000 €

15 - Jacques Majorelle 1886 - 1962 Le foulard pourpre
Estimation: 50000  - 70000 €

17 - Jacques Majorelle 1886 - 1962 Marché à Macenta, Guinée, 1952
Estimation: 200000  - 300000 €

19 - Suzanne Drouet Réveillaud 1885 - 1973 Femmes Camerounaises, Circa 1955
Estimation: 30000  - 50000 €

20 - Monique Cras 1910 - 2007 Femmes Nemadis, Oualata, 1941
Estimation: 60000  - 80000 €

21 - André Hallet 1890 - 1959 Marché au Rwanda
Estimation: 12000  - 18000 €

23 - Charles Ernest Smets Né en 1919 La récolte du cacao, 1934
Estimation: 40000  - 60000 €

Florence, Portraits à la cour des Médicis

Bronzino (Agnolo di Cosimo, dit) (1503-1572) / Portrait d’Eléonore de Tolède 1560, Huile sur bois, 59 x 46 cm Prague,
 Národní Galerie Photograph © National Gallery of Prague 2014

Florence, Portraits à la cour des Médicis
du 11 septembre 2015 au 25 janvier 2016

  Au XVIe siècle, l’art du portrait devient de plus en plus répandu parmi les élites florentines qui trouvent là un moyen de porter les traits de leur visage et leur statut social à la postérité. Ils recourent pour cela à des figures littéraires telles que Pétrarque, à des références musicales ou à une mise en scène riche en symboles pour  décrire la vie du modèle, sous ses multiples facettes.
  Le Musée Jacquemart-André consacre une exposition inédite aux grands portraitistes florentins du XVIe siècle autour d’une quarantaine d’œuvres. Outre la présentation des chefs-d’œuvre de Pontormo, élève d’Andrea del Sarto et maître du maniérisme, ce sera l’occasion d’apprécier les traits raffinés et gracieux, typiques des portraits de Bronzino ou ceux de Salviati témoignant d’un sens achevé de la sophistication.
  Cette exposition va offrir un fascinant panorama de l’art du portrait florentin au XVIe siècle, avec ses principaux thèmes et mutations stylistiques. À travers le regard des peintres expérimentant de nouvelles manières de représenter leurs contemporains, elle permettra d’apprécier les évolutions de style du Cinquecento, un siècle particulièrement mouvementé sur les plans culturel et religieux.
 Cette exposition bénéficie d’un partenariat exceptionnel des Musées de Florence. D’autres institutions muséales de renommée internationale et collections exceptionnelles telles que la Royal Collection (Londres), le musée du Louvre (Paris) ou encore le Städel Museum (Francfort) soutiennent également cet événement grâce à des prêts insignes.
  Le parcours sera organisé en cinq sections construites autour d’une histoire thématique et critique du portrait à Florence à l’âge d’or des Médicis (1512 -1599).
De grands peintres tels que Rosso Fiorentino, Andrea del Sarto, Alessandro Allori, Francesco Salviati, Pontormo et Bronzino, seront les figures emblématiques de cette histoire du portrait à travers une quarantaine de peintures.
  Après les portraits aux allures sévères du début du siècle, effigies d’hommes et de femmes liés aux valeurs stoïciennes de la période républicaine, qui se termine peu après la mort de Savonarole (1494-1512), la deuxième section présentera les condottieres en armes. Le portrait évolue vers la mise en scène héroïque d’hommes de guerre au service d’Alexandre et de Côme de Médicis pour l’affirmation du pouvoir de la dynastie.
  La troisième section sera dédiée au portrait de cour, et plus particulièrement au luxe et à l’élégance qui apparaissent non seulement dans la profusion décorative des portraits, notamment chez Bronzino, mais aussi dans la richesse des matériaux de certaines œuvres (peintures sur cuivre ou lapis-lazuli), qui confèrent au portrait une dimension somptuaire propre à l’âge d’or des Médicis.
  Les femmes sont les figures majeures de ce goût de l’apparat, telle qu’Eléonore de Tolède. Fille du vice-roi de Naples, un des hommes les plus puissants et riches d’Italie, elle était la candidate parfaite pour renforcer l’image du futur Grand-duc de Toscane, et le faste de sa cour était légendaire.
  La quatrième section ouvrira le champ de l’exposition à d’autres formes d’art, la poésie et la musique, symboles de l’émancipation culturelle que les poètes, les écrivains, mais aussi les hommes de la bourgeoisie florentine associent à leur propre image.
  La dernière section, enfin, présentera les deux grandes tendances du portrait de 1560 à la fin du siècle : d’une part, une affirmation du langage allégorique dans la représentation du modèle et de ses proches ; d’autre part, le retour à une certaine simplicité dans la représentation des sentiments et de l’exaltation familiale, particulièrement remarquable dans la série de portraits d’enfants réalisée par Santi di Tito.

Ridolfo del Ghirlandaio (Ridolfo Bigode, dit) 1510-1515, Dame au voile (La Monaca) Huile sur bois,
 65 x 48,1 cm Florence, Istituti museali della Soprintendenza Speciale per il Polo Museale Fiorentino, 
Galleria degli Uffizi © S.S.P.S.A.E e per il Polo Museale della Città di Firenze - Gabinetto Fotografico

Bronzino (Agnolo di Cosimo, dit) Portrait d’une dame en rouge Vers 1525-1530, Huile sur bois, 
89,8 x 70,5 x 2,6 cm Francfort-sur-le-Main, Städel Museum © Städel Museum - U. Edelmann / ARTOTHEK

Santi di Tito (et atelier) Portrait de Marie de Médicis 1600, Huile sur toile, 193,5 x 109 cm Florence, 
Istituti museali della Soprintendenza Speciale per il Polo Museale Fiorentino, Palazzo Pitti, Galleria Palatina 
© S.S.P.S.A.E e per il Polo Museale della Città di Firenze - Gabinetto Fotografico

Santi di Tito Portrait de Lucrezia (Emilia), fille de Niccolò di Sinibaldo Gaddi Vers 1565, 
Huile sur bois, 116.2 x 90.4 cm Collection particulière © Collection particulière, Pays-Bas

Andrea del Sarto (Andrea d’Agnolo, dit) Portrait d’une jeune femme au recueil de Pétrarque Vers 1528, Huile sur bois,
 87 x 69 cm Florence, Istituti museali della Soprintendenza Speciale per il Polo Museale Fiorentino, Galleria degli Uffizi 
© S.S.P.S.A.E e per il Polo Museale della Città di Firenze - Gabinetto Fotografico

Francesco Salviati, (Francesco de’ Rossi, dit) Portrait d’un joueur de luth Vers 1529-1530, 
Huile sur bois, 96 x 77 cm Paris, Musée Jacquemart-André – Institut de France ©Paris, 
Musée Jacquemart-André - Institut de France/Studio Sébert Photographes
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vendredi 16 octobre 2015

Une passion marocaine, Collection Pierre Bergé-YSL Vente au profit de la Fondation Jardin Majorelle

11 - Diadème aux Oiseaux Tâj, Maroc, Fès, 20e siècle
Estimation: 6000  - 8000 €

"Une passion marocaine"
Collection Pierre Bergé- Yves Saint Laurent 
Vente au profit de la Fondation Jardin Majorelle
31 Octobre 2015, au Palace Es Saadi de Marrakech

 MarrakechArtcurial dispersera la collection d’art islamique de Pierre Bergé - Yves Saint Laurent, le 31 octobre prochain, dans les salons du Palace Es Saadi de Marrakech. La vente « Une Passion Marocaine » sera réalisée au profit de la Fondation Jardin Majorelle.

« Dès notre arrivée au Maroc, Yves Saint Laurent et moi avons été fascinés par l’art islamique et nous avons décidé de le collectionner. (…) La Fondation Jardin Majorelle que je préside met en vente aujourd’hui tous ces objets d’art islamique qui avaient été choisis avec soin. Le produit de cette vente permettra de continuer à embellir le jardin, à accueillir le mieux possible les visiteurs qui se sont élevés l’année dernière à près de 800 000, à contribuer au financement du musée Yves Saint Laurent qui ouvrira dans le nouvel espace culturel à proximité du jardin en 2017, à poursuivre des actions culturelles, éducatives et sociales que la Fondation Jardin Majorelle soutient au Maroc depuis sa création en 2011 » explique Pierre Bergé dans la préface du catalogue de la vente.

La collection rassemble près de 180 objets d’art marocain – armes, broderies, tissages, céramiques, bijoux, tapis, éléments d’architecture – qui furent exposés dans le Musée du Jardin Majorelle, avant que celui-ci ne se recentre exclusivement sur l’art berbère lors de sa rénovation en 2011. La vente comprendra également l’ensemble du mobilier créé par Bill Willis, l’architecte star de la jet-set de Marrakech, lors de la création du musée par Pierre Bergé et Yves Saint Laurent. Aux 180 lots issus du Musée s’ajouteront plus de 50 meubles et tableaux provenant de la collection personnelle du couple de collectionneurs.

« Outre le fait de constituer un magnifique hommage au Maroc, cette vente a la particularité d'être un mix parfait entre la beauté des objets, la plus mythique des provenances et une affectation du produit de la vente généreuse et intelligente. On ne pouvait rêver mieux comme première vente au Maroc. » déclare François Tajan, Co-Président d’Artcurial et commissaire priseur de la vente.

«Nous sommes heureux d’organiser cette première vente au Maroc au sein du Palace Es Saadi, dirigé par Elisabeth Bauchet-Bouhlal, femme d’art et de lettres, initiatrice de nombreux évènements culturels. La trentaine d’oeuvres orientalistes et les 20 pièces de mobilier de la collection personnelle de Pierre Bergé Yves Saint Laurent qui s’ajouteront aux objets du musée, témoignent de leur goût aiguisé et précurseur ainsi que de leur passion pour le Maroc, qui a tant inspiré le couturier. » ajoute Olivier Berman, Directeur associé d’Artcurial, en charge du département orientaliste.

Cette vente d’Artcurial au Maroc aura lieu en même temps qu’une exposition des oeuvres de la collection African Spirit, qui sera elle dispersée le 9 novembre 2015 à Paris.

LA COLLECTION
La collection reflète le goût personnel de Pierre Bergé et Yves Saint Laurent pour l’art islamique et la civilisation orientale. Dans toutes les spécialités, les objets ont été soigneusement choisis et devraient séduire un grand nombre d’amateurs avec des estimations allant de 300 à 30 000 €.

Tout le mobilier du musée, crée par l’architecte décorateur Bill Willis, sera également dispersé. Cet esthète fasciné par l’art islamique et le style hispano-mauresque, qui a inspiré le style bohème chic à la fin des années 60, a réalisé vitrines, bibliothèques et éléments de décor du musée. Dans le même esprit, une cinquantaine de meubles et tableaux provenant de la collection personnelle de Pierre Bergé et Yves Saint Laurent seront également vendus.

18 - Parure de Tresses, Saclyk, Yomud, Turkestan, début 20e siècle
Estimation: 800  - 1000 €

22 - Ceinture de femme Hzâm, Maroc, Fès, début 19e siècle
Estimation: 700  - 800 €

38 - Deux tentures ou voiles de mariée, Maroc, Fès, fin 18e - début 19e siècle
Estimation: 2000  - 2200 €

40 - Encrier d'enlumineur à arcatures, Mejma, Maroc, Meknès, 19e siècle
Estimation: 1500  - 2000 €

41 - Lampe à huile à double rangée de godets, Mesbah, Algérie, 
Grande Kabylie, région centrale (Oudhaïas), fin du 19e - début 20e
Estimation: 3000  - 5000 €

50 - Plat bleu et blanc aux plumes et aux œillets, Mokhfia, Maroc, Fès, fin 17e siècle
Estimation: 3000  - 4000 €

58 - Jatte aux arabesques, Tarbouche, Maroc, Fès, première moitié du 18e siècle
Estimation: 2000  - 3000 €

85 - Caisson de plafond, Maroc, Meknès, 19e siècle
Estimation: 2000  - 3000 €

97 - Stalactites, Maroc, Meknès, 19e siècle
Estimation: 1200  - 1500 €

105 - Paire de jarres aux cercles et fleurons et leur couvercle, Khabia, Maroc, Fès, 19e siècle
Estimation: 5000  - 7000 €

181 - Georges Clairin 1843-1919 Le Garde du Palais
Estimation: 1500  - 2000

202 - École Francaise du XIXe siècle Scène de Café
Estimation: 2000  - 3000 €

235 - Attribué à Zaldo Barber scène de la Médina de Meknès
Estimation: 200  - 300 €

252 - André Suréda 1872-1930 Fumeur de Narguileh
Estimation: 800  - 1000 €

253 - École Européenne du 19e siècle Étude pour la Reine de Saba
Estimation: 1000  - 2000 €

«Trois opérations : Voir, opération de l’œil. Observer, opération de l’esprit. Contempler, opération de l’âme. Quiconque arrive à cette troisième opération entre dans le domaine de l’art.» Emile Bernard